Repas lyophilisés sur 7 jours : pourquoi j’ai perdu 3.2kg malgré 3500 kcal/jour

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En bref : une personne a testé pendant sept jours exclusifs des repas lyophilisés, en visant environ 3500 kcal/jour, et a pourtant perdu 3,2 kg. Cette expérience interroge les notions d’apport énergétique réel, de digestibilité, de sodium, d’hydratation et de dépense calorique en randonnée. Elle montre aussi comment choisir et utiliser intelligemment les plats lyophilisés pour éviter de “fondre” malgré des sachets bien remplis.

Ce qui ressort de ce test terrain, c’est qu’un chiffre sur un sachet n’est pas la réalité de ce que ton corps assimile en altitude, sous la pluie ou avec un sac de 15 kg. Entre les calories comptées, celles réellement absorbées et celles brûlées dans le froid et le dénivelé, l’écart peut devenir énorme.

Repas lyophilisés sur 7 jours : que signifie perdre 3,2 kg avec 3500 kcal/jour ?

Perdre 3,2 kg en sept jours tout en mangeant 3500 kcal par jour en apparence, ça paraît contradictoire. Pourtant, en trek ou en bivouac, ce scénario est fréquent dès qu’on bascule sur une alimentation presque intégralement lyophilisée. Le corps ne réagit pas comme dans un quotidien derrière un bureau, et les étiquettes de sachets ne traduisent pas tout ce qui se passe entre l’assiette et les muscles.

Dans ce type de test, le protocole ressemble à celui d’un petit laboratoire ambulant. Les repas sont pesés à sec, l’eau ajoutée est mesurée, le sac est vérifié à départ et à l’arrivée, le poids corporel est relevé chaque matin à la même heure, avant le petit-déjeuner, avec une balance compacte glissée dans le sac. La promesse des menus du jour tourne autour de 3500 kcal théoriques, en combinant petit-déjeuner, deux encas caloriques, un gros plat principal lyophilisé et parfois un dessert du même type.

Sur le papier, 3500 kcal par jour suffisent largement pour un gabarit moyen en montagne, même avec un effort soutenu. Pourtant, au bout de sept jours, le bilan affiche moins 3,2 kg sur la balance, un pantalon qui flotte davantage à la taille et un visage visiblement affûté sur les photos avant/après. Ce n’est pas seulement un excès de sueur : la courbe de poids ne remonte pas dans les jours qui suivent, ce qui indique une vraie perte de masse grasse et un peu de masse musculaire, pas seulement de l’eau.

La question qui vient alors : ces 3500 kcal étaient-elles vraiment consommées, ou bien une partie est-elle restée coincée dans le sachet, dans le tube digestif, ou “brûlée” pour compenser le froid, le vent, l’altitude et les heures de marche lente mais continues ? Ce type de résultat montre que la simple addition des calories annoncées sur les repas lyophilisés ne suffit pas à expliquer ce que ton corps vit réellement en trek.

Ce cas chiffré sert de fil conducteur pour analyser, point par point, ce qui se passe avec les plats lyophilisés : la fabrication, la valeur nutritionnelle réelle, la digestibilité en effort, la gestion de l’eau, la part de sodium et l’équilibre macronutriments. L’enjeu pratique, derrière les chiffres, reste simple : comment manger ce type de repas sur une semaine sans finir plus sec que ton sac de pâtes au fromage ?

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Comment sont fabriqués les repas lyophilisés utilisés sur une semaine complète ?

Pour comprendre pourquoi un menu “3500 kcal” ne protège pas forcément d’une perte de poids, il faut d’abord regarder de près ce qu’est un repas lyophilisé. À la base, on parle d’un vrai plat cuisiné, préparé avec des ingrédients classiques : légumes, féculents, viande ou protéines végétales, sauce. La première étape se passe dans une cuisine, pas dans une usine de poudre. Les marques sérieuses partent de recettes proches d’un repas maison, puis adaptent les portions en fonction des besoins en randonnée : apport énergétique plus élevé, part de lipides renforcée, ajout de protéines.

Une fois ce plat prêt, il est portionné puis placé en congélation. On ne parle pas d’un simple passage au froid du frigo : la température descend très bas pour figer la structure des aliments. Les cristaux d’eau se forment à l’intérieur, mais l’organisation générale du plat reste stable. L’objectif, à ce stade, est de préparer le terrain pour la phase suivante, la plus intéressante techniquement.

La troisième phase, c’est la sublimation sous vide. Les portions congelées sont placées dans une enceinte où la pression chute. Dans ces conditions, l’eau passe directement de l’état solide à l’état gazeux sans redevenir liquide. Ce changement d’état arrache l’eau du produit sans le faire “baigner” dans une phase liquide qui écraserait les textures. Résultat : plus de 90 % de l’eau disparaît, mais la forme des aliments reste étonnamment fidèle à l’original, au point qu’une fois réhydraté, le plat peut ressembler à son cousin sorti d’une marmite.

Derrière ces grandes lignes, chaque fabricant ajuste son protocole : durée de congélation, palier de vide, temps de séchage. Ces paramètres influencent la texture finale, la vitesse de réhydratation mais aussi la conservation des nutriments. Une lyophilisation bien menée garde une grande partie des protéines, des minéraux et des saveurs. Certaines vitamines fragiles souffrent un peu, mais dans l’ensemble, on reste loin d’un simple “plat industriel dévitalisé”.

Une fois l’eau retirée, le plat est conditionné dans un sachet étanche à l’air, avec barrière à l’humidité. Ce sachet est pensé pour résister au transport, se tenir debout dans l’herbe et supporter l’eau bouillante. La plupart des marques annoncent une durée de conservation de 18 à 24 mois à température ambiante, parfois plus sur des recettes spécifiques, à condition que le sachet reste intact et stocké au sec. En randonnée, cette stabilité change la donne : tu peux préparer un stock pour une semaine ou plus sans te soucier de chaîne du froid.

Quand on étale ces sachets sur sept jours, on aligne en fait sept petites “laboratoires” de nutrition compacte. Le point clé, c’est que ce procédé concentre l’énergie en retirant l’eau, mais ne garantit pas que cette énergie sera totalement utilisable par ton corps en conditions réelles. C’est là que l’histoire de la perte de 3,2 kg commence vraiment.

Lyophilisé ou déshydraté : impact sur les calories réelles en randonnée ?

Dans beaucoup de sacs à dos, les repas lyophilisés cohabitent avec d’autres aliments déshydratés : semoule précuite, fruits secs, soupes, plats “maison” séchés au four ou au déshydrateur. Instinctivement, on met tout dans le même panier : c’est léger, c’est sec, ça tient longtemps. Pourtant, la différence entre lyophilisation et simple déshydratation influence à la fois la texture, la vitesse de réhydratation et la facilité avec laquelle ton corps va assimiler ces calories.

La lyophilisation retire l’eau par sublimation, à basse température, en gardant la structure fine de l’aliment. La déshydratation classique, elle, utilise de la chaleur pour chauffer et sécher. Cette chaleur peut altérer certaines vitamines et modifier légèrement les protéines. Sur un plan purement énergétique, l’écart n’est pas énorme : une calorie reste une calorie. Mais côté digestibilité après dix heures de marche, les fibres trop dures, les morceaux mal réhydratés ou les textures caoutchouteuses peuvent pousser ton tube digestif à travailler davantage, parfois au point de provoquer ballonnements, transit accéléré ou inconfort nocturne.

Pour visualiser les différences, voici un tableau synthétique qui résume les caractéristiques des deux procédés lorsqu’on les utilise sur une semaine de trek :

Critère Repas lyophilisé Aliment déshydraté
Principe Congélation puis sublimation de l’eau sous vide Séchage par chaleur, parfois cuisson partielle
Conservation des nutriments Très bonne, goût et minéraux largement préservés Plus variable, certaines vitamines sensibles diminuent
Texture après réhydratation Proche d’un plat frais, morceaux identifiables Souvent plus ferme, parfois hétérogène
Temps de réhydratation Quelques minutes, parfois à l’eau froide Plus long, eau chaude quasi obligatoire
Poids transporté Très léger, eau presque totalement retirée Léger mais un peu plus lourd à calories égales
Durée de conservation 18 à 24 mois, parfois davantage Longue mais en général plus courte
Confort digestif en trek Souvent meilleur si bien réhydraté Plus aléatoire, dépend de la cuisson et des ingrédients
Coût Plus élevé, procédé complexe Plus économique, surtout fait maison

Sur sept jours de sachets, cette différence se traduit très concrètement. Un plat lyophilisé qui se réhydrate vite, avec une texture agréable, est mangé jusqu’au bout et mieux mastiqué. Un plat trop sec, même s’il affiche 800 kcal, peut finir à moitié dans le sol ou au fond du sachet, faute de plaisir. Or les calories non avalées ne pèsent pas lourd sur la balance, sauf dans la poubelle.

Dans l’expérience où 3,2 kg disparaissent en une semaine, la plupart des repas venaient de gammes lyophilisées. Pourtant, quelques encas déshydratés maison se sont révélés plus durs à digérer, provoquant une baisse d’appétit le soir suivant. L’équation n’est donc pas seulement “lyophilisé contre déshydraté”, mais “ce que ton corps accepte encore de manger après une journée dehors”. La meilleure technique reste celle qui te donne envie de finir le sachet, pas celle qui flatte uniquement la fiche produit.

Pourquoi 3500 kcal/jour de lyophilisés ne suffisent pas toujours en trek ?

Un menu de 3500 kcal/jour paraît confortable pour une personne d’environ 70 à 80 kg. Pourtant, sur sept jours de marche avec dénivelé, bivouac et météo fraîche, ce chiffre peut devenir insuffisant. La raison tient à la fois à la dépense énergétique réelle et à la manière dont ton corps utilise ces calories issues de repas lyophilisés.

En terrain de montagne, avec 8 à 10 heures de marche quotidienne, un sac chargé, des passages à plus de 2000 m et des nuits fraîches, la dépense peut grimper bien au-delà des estimations standard. Les calculateurs caloriques donnent souvent des chiffres flatteurs pour les pauses café, mais pessimistes pour les longues journées de montée lente. Quand on commence à croiser les données de fréquence cardiaque, de durée d’effort et de dénivelé positif, on arrive facilement à 4000, parfois 4500 kcal brûlées sur une journée bien pleine.

En parallèle, les repas lyophilisés ne sont pas tous calibrés de la même façon. Certains plats “standards” tournent autour de 400 à 500 kcal par sachet, ce qui est assez peu pour un dîner de trek. D’autres gammes “haute énergie” montent plutôt à 700 ou 800 kcal, grâce à une densité en lipides plus élevée. Sur la semaine qui a conduit à une perte de 3,2 kg, le calcul des 3500 kcal repose souvent sur l’empilement d’un petit-déjeuner à 500 kcal, de deux encas de 300 à 400 kcal chacun, d’un plat principal autour de 700 kcal et d’un dessert ou complément gras (beurre de cacahuète, fromage) qui ajoute le reste.

Sur le terrain, ce schéma théorique se heurte à la fatigue, au manque d’appétit en altitude et aux petites erreurs de préparation. Un plat pas assez réhydraté est moins tentant. Un dessert “oublié” parce que la tente est déjà montée et que le vent fraîchit, ce sont 300 kcal qui s’envolent. Un encas que tu n’arrives pas à avaler parce que l’estomac est noué, encore un manque à gagner. Quand on additionne ces micro-pertes, on retombe souvent plus près de 2800 ou 3000 kcal réellement absorbées.

Il faut aussi compter la part d’énergie “perdue” dans la digestion. Un repas très riche en protéines et en fibres demande plus de travail au corps qu’un mélange plus gras et sucré. Sur une semaine de bivouac, ça peut se traduire par davantage de fatigue digestive et une assimilation légèrement moins efficace. Résultat : les 3500 kcal imprimées sur les sachets ne se convertissent pas intégralement en énergie disponible pour les cuisses et les quadriceps.

À la fin des sept jours, le déficit quotidien cumulé pèse alors plus lourd que le duvet. Un écart de 500 à 1000 kcal par jour par rapport à la dépense réelle peut expliquer sans difficulté une perte de plusieurs kilos. L’histoire des 3,2 kg en moins montre surtout ceci : en montagne, ta balance énergétique ne se calcule pas au dos d’un paquet, mais au fil des heures de marche et de ce que ton corps accepte vraiment de digérer.

Composition nutritionnelle des lyophilisés : glucides, lipides, protéines et perte de poids

Derrière la simple notion de “3500 kcal”, il y a une répartition entre glucides, lipides et protéines qui influence directement ta sensation de faim, ta récupération musculaire et la tendance à perdre ou non du poids. Beaucoup de randonneurs se focalisent sur le total calorique et négligent cette répartition, alors qu’en trek, la machine tourne différemment qu’en ville.

La recommandation souvent citée pour l’effort long se situe autour de 50 à 55 % de glucides, 25 à 30 % de lipides et 15 à 20 % de protéines. Les sachets lyophilisés du commerce s’en approchent plus ou moins selon les recettes. Un plat de pâtes à la sauce crémeuse peut embarquer un pourcentage de lipides plus généreux, tandis qu’un curry de riz et légumes tirera davantage sur les glucides. Quand on monte un “plan sur sept jours” uniquement avec des plats qui se ressemblent, on peut facilement se retrouver avec trop peu de graisses et de protéines.

Dans l’expérience de la semaine à 3500 kcal théoriques, une analyse grossière des sachets montre souvent une dominante glucidique marquée : riz, pâtes, purées, semoule, lentilles. C’est logique : ces aliments tiennent bien la lyophilisation, se réhydratent vite et offrent une base rassasiante. Le problème, c’est que les lipides sont le carburant le plus dense en calories, et aussi celui qui tient le mieux sur la durée. Un déficit de graisses peut expliquer une faim plus fréquente, des coups de mou en fin de journée et une perte plus rapide de masse grasse.

Les protéines, elles, jouent à la fois sur la réparation musculaire et sur la satiété. Un apport trop bas, jour après jour, ouvre la porte à une fonte musculaire progressive. Sur sept jours, ce n’est pas dramatique, mais combiné à un déficit calorique global, on arrive à un double effet : baisse de la masse grasse et légère réduction de la masse musculaire. Au retour, la balance ne fait pas la différence : elle enregistre seulement les 3,2 kg qui ont disparu.

Pour mieux piloter cette composante, un randonneur méticuleux peut dresser un petit tableau ou une feuille de calcul récapitulant les sachets prévus pour chaque jour. En indiquant les calories, les grammes de glucides, lipides et protéines, et en vérifiant les totaux journaliers, on visualise vite les carences possibles. Si les lipides sont constamment bas, l’ajout d’huile d’olive, de fruits oléagineux ou de fromage à pâte dure peut remonter la courbe. Si les protéines manquent, quelques sachets de viande ou de tofu séché, ou des poudres de protéines déshydratées, viennent compléter le puzzle.

La morale pratique tient en une phrase : une semaine à base de lyophilisés programmés sans regarder les macronutriments, même à 3500 kcal affichées, peut finir en régime involontaire. En affinant la répartition entre glucides, lipides et protéines, tu transformes des sachets pratiques en vraie stratégie alimentaire adaptée à l’effort.

Sodium, hydratation et eau ajoutée : le trio caché derrière les 3,2 kg perdus

Une partie de ces 3,2 kg perdus en sept jours ne vient pas uniquement de la graisse ou du muscle. L’eau joue un rôle majeur, et avec elle un acteur souvent sous-estimé : le sodium. Les repas lyophilisés contiennent généralement une dose non négligeable de sel pour compenser la transpiration et relever le goût une fois réhydratés. Mais selon ta manière de boire, ton état d’entraînement et la météo, cet équilibre peut pencher dans un sens ou dans l’autre.

Un sachet standard affiche rarement moins de 1 à 2 g de sel par portion, parfois davantage sur les recettes “fromagères” ou très épicées. Sur trois repas par jour, on arrive vite à des apports supérieurs aux recommandations classiques. Pourtant, en montagne, avec la sueur et la respiration plus intense, ce n’est pas forcément excessif, surtout si tu bois correctement. Le vrai souci surgit quand l’hydratation ne suit pas : un plat très salé mal compensé par de l’eau peut entraîner une sensation de soif permanente, des maux de tête et une rétention d’eau paradoxale.

Dans l’expérience de la semaine complète, l’eau ajoutée aux lyophilisés est mesurée précisément : souvent entre 250 et 450 ml par sachet selon les recettes. Sur la journée, rien que pour réhydrater les plats, on dépasse parfois 1,5 litre. En théorie, ces volumes se superposent à l’eau de boisson pure. Mais en pratique, quand la source suivante est loin ou difficile d’accès, beaucoup de randonneurs comptent l’eau des repas comme partie intégrante de leur hydratation globale. Le corps, lui, ne lit pas les mêmes comptes.

Au début du séjour, les premiers jours voient souvent une perte rapide de poids liée à la combinaison déficit calorique léger + sortie de l’eau stockée (glycogène musculaire, sel, œdèmes discrets). Ensuite, la courbe se stabilise un peu, puis repart à la baisse si le déficit persiste. Les 3,2 kg mesurés à la fin de la semaine reflètent ce mélange d’eau et de tissus. Le fait que le poids ne remonte pas significativement dans les jours qui suivent le retour indique que la part la plus importante correspond bien à une perte tissulaire.

Sur le terrain, l’astuce consiste à considérer chaque sachet lyophilisé non seulement comme un bloc de calories, mais aussi comme un “consommateur d’eau”. Plus un repas demande de liquide pour être agréable à manger, plus tu dois anticiper la prochaine source ou porter des réserves. Et plus un plat est salé, plus tu dois vérifier que ton volume de boisson suit le rythme. C’est ce trio calories-sodium-eau qui conditionne ta forme réelle sur plusieurs jours.

La prochaine fois que tu alignes sept jours de lyophilisés, pose-toi systématiquement deux questions : combien d’eau exige mon menu du jour, et combien de sel j’ingère réellement ? Les kilos sur la balance suivent souvent la réponse à ces deux questions bien plus fidèlement que les chiffres en gras sur les sachets.

Choisir ses repas lyophilisés pour 7 jours : éviter le piège du “régime involontaire”

Après une semaine soldée par une perte de 3,2 kg, la sélection des repas lyophilisés pour un prochain trek ne se fait plus au hasard ni au seul feeling. Pour composer un menu qui nourrit vraiment, sans transformer ton itinérance en cure minceur cachée, certains critères deviennent non négociables.

D’abord, la qualité des ingrédients. Une liste courte, compréhensible, avec des aliments que tu reconnais, reste un bon signe. Les marques qui travaillent depuis longtemps pour les communautés de randonneurs et d’alpinistes ont souvent affiné leurs recettes en fonction des retours terrain : moins de sauces liquides envahissantes, davantage de morceaux identifiables, un travail précis sur le ratio féculents/protéines.

Ensuite, le profil calorique par sachet. Pour un vrai repas principal de trek, viser entre 600 et 800 kcal par plat évite d’empiler trop d’encas sucrés par ailleurs. Certains menus affichent fièrement 400 kcal : c’est idéal pour un déjeuner léger ou une sortie à la journée, nettement insuffisant pour conclure 1500 m de dénivelé positif. Lire les étiquettes et noter les valeurs dans un petit tableau par jour permet de repérer d’un coup d’œil les creux qu’il faudra combler avec de l’huile, des noix ou du fromage.

La texture après réhydratation mérite aussi un test en conditions réelles, même à la maison. Un plat que tu trouves moyen dans ta cuisine aura peu de chances de te transporter de joie dans un vent glacial à 2200 m. À l’inverse, une recette qui te donne vraiment envie de finir le sachet, même avec des gants, deviendra vite une alliée pour ne pas laisser 200 kcal au fond du repas par manque d’envie.

Pour rendre tout ça concret, voici une liste de points à vérifier avant d’embarquer sept jours de sachets dans ton sac :

  • Calibrer les calories : vérifier que chaque plat principal tourne au moins autour de 650 à 800 kcal pour les journées les plus physiques.
  • Varier les recettes : alterner riz, pâtes, purées, plats plus protéinés pour limiter l’écœurement et maintenir l’appétit.
  • Contrôler les lipides : privilégier les recettes un peu plus grasses pour les soirées fraîches, et embarquer une source d’huile ou de beurre à ajouter.
  • Tester la préparation : essayer au moins une fois à la maison le temps de réhydratation réel et la quantité d’eau optimale.
  • Anticiper l’eau : noter pour chaque jour le volume minimal nécessaire pour réhydrater tous les plats et boissons prévues.

Une fois ces repères posés, un menu d’une semaine ne ressemble plus à un alignement exotique de sachets colorés, mais à une succession de repas pensés pour tenir la distance. Là se fait la différence entre un trek où tu rentres en forme et un autre où tu reviens avec une ceinture à resserrer d’un cran sans l’avoir cherché.

Retour d’expérience : 7 jours de lyophilisés, 3,2 kg en moins, que changer la prochaine fois ?

Une expérience comme “7 jours de repas lyophilisés, 3500 kcal/jour annoncées, 3,2 kg de moins à l’arrivée” ne sert à quelque chose que si elle se traduit en ajustements très concrets. Autrement, elle reste une anecdote de bivouac. Le premier enseignement porte sur le suivi : sans pesée régulière, sans relevé des sachets consommés et sans notes sur la faim, il serait facile de tout attribuer au hasard ou à une supposée “magie” de la montagne.

Le second enseignement tient dans la prise de conscience du déficit calorique réel. En recoupant les sachets effectivement ouverts, les restes abandonnés et les écarts entre les portions prévues et celles avalées, on retombe presque toujours sur le même constat : la fameuse barre des 3500 kcal/jour n’a été atteinte que sur le papier. Entre les encas zappés, les plats finis à 80 % et les soirs où la fatigue coupe l’envie, la moyenne réelle descend plus bas.

Autre point clé : l’uniformité des recettes. Sept jours avec des plats très proches (pâtes au fromage, riz en sauce crémeuse, purée) créent vite une lassitude gustative. Le cerveau décroche, l’appétit chute, les calories restent dans le sachet. Introduire des repas aux profils différents – un dahl lentilles-riz, un plat plus épicé, un petit-déjeuner salé un jour sur deux – aide nettement à maintenir l’envie de manger, même sous la pluie.

Enfin, l’ajout systématique de graisses “libres” change la donne. Une simple fiole d’huile d’olive, un petit pot de ghee ou un sachet de beurre de cacahuète glissé dans le plat ajoutent 100 à 200 kcal par repas sans augmenter le volume. Sur une semaine, ça pèse lourd : 200 kcal de plus par soir, c’est 1400 kcal supplémentaires à l’échelle du séjour, soit presque une demi-journée d’effort de “rattrapée”.

La prochaine fois que tu prépares un itinéraire avec une base full lyophilisés, la question n’est donc plus “combien de sachets”, mais “avec quels apports concrets, quels ajouts gras et quelle diversité de goût”. T’as les chiffres sur les étiquettes, les photos de tes futurs bivouacs dans la tête et maintenant quelques pistes pour éviter d’y laisser 3,2 kg par surprise.

Peut-on prendre du poids avec des repas lyophilisés en randonnée ?

Oui, c’est possible, mais seulement si les apports caloriques réels dépassent ta dépense d’énergie. En pratique, beaucoup de randonneurs sous-estiment leurs besoins en montagne. Pour limiter la perte de poids, vise des plats lyophilisés entre 650 et 800 kcal pour les dîners, ajoute une source de graisses (huile, noix, fromage) et assure-toi de réellement manger tout ce que tu prévois, même en cas de fatigue ou de météo compliquée.

Les calories affichées sur les sachets de lyophilisés sont-elles fiables ?

Les valeurs affichées sur les sachets sérieux sont généralement justes sur le plan analytique. Le décalage vient surtout de ce que tu manges réellement : sachet pas fini, encas sautés, eau mal dosée rendant le plat écœurant. Autre point : une partie de l’énergie sert à gérer le froid, l’altitude et la digestion en effort. D’où l’impression de « maigrir malgré les chiffres ».

Combien de sachets lyophilisés prévoir par jour pour un trek ?

Pour une journée avec 7 à 9 h de marche et du dénivelé, un schéma classique comprend un petit-déjeuner lyophilisé ou très énergétique, un repas de midi plus léger, un dîner autour de 650-800 kcal et deux à trois encas denses (barres, oléagineux, fromage sec). En nombre de sachets, cela donne souvent un à deux lyophilisés par jour complétés de nourriture compacte non lyophilisée.

Les repas lyophilisés font-ils perdre du muscle ?

Ils ne font pas perdre du muscle par nature, mais un apport insuffisant en protéines et en calories peut favoriser une légère fonte musculaire sur plusieurs jours. Pour limiter ça, choisis des plats contenant au moins 20 g de protéines par repas principal, ajoute des sources protéinées (viande séchée, fromage, poudres) et veille à ne pas rester durablement en déficit énergétique important.

Faut-il privilégier lyophilisé ou déshydraté pour un trek de plusieurs jours ?

Les repas lyophilisés offrent en général une meilleure texture, une réhydratation plus rapide et une conservation optimale pour un poids très réduit. Les produits déshydratés sont souvent moins chers et pratiques pour compléter, mais peuvent être plus longs à cuire et parfois moins digestes s’ils sont mal réhydratés. La combinaison des deux fonctionne bien : lyophilisés pour les repas clés et quelques déshydratés maison pour diversifier.